La commission européenne a annoncé un ensemble de mesures afin de mieux protéger les personnes contre l’amiante, aussi bien dans la sphère privée que professionnelle.
La commission envisage tout d’abord de lancer un plan de communication, intitulé « vers un avenir sans amiante », qui aborde cette substance cancérigène de façon globale, du point de vue de la santé (amélioration des diagnostics et du traitement des pathologies liées à l’amiante) comme du point de vue de la détection de l’amiante, de son élimination sans risques et du traitement des déchets amiantés. Certains protocoles et directives sont en particulier amenés à évoluer, comme le protocole européen de traitement des déchets de construction et de démolition ou encore la directive sur l’amiante au travail.
Les mesures annoncées par l’Europe concernent aussi bien la protection des particuliers que des travailleurs contre les risques liés à l’amiante. Le risque d’exposition étant cependant plus important pour les personnes travaillant en présence d’amiante, la commission a indiqué sa volonté de modifier la directive sur l’amiante au travail afin de tenir compte des dernières évolutions scientifiques et techniques. Elle prévoit ainsi de diviser par 10 la limite d’exposition à l’amiante sur le lieu de travail. Le seuil à ne pas dépasser passerait alors de 0,1 fibre par centimètre cube à 0,01. Cette proposition doit être examinée par le parlement européen et les états membres. La commission appelle de ses vœux une approbation rapide pour mettre en œuvre une « Europe sans amiante pour les générations actuelles et futures ».